Le nom donne le point de départ
Un nom ne sert pas seulement à identifier un sujet. Il indique aussi où commencer à chercher.
Le titre du ticket était parfaitement compréhensible : « modifier le comportement par défaut ».
Il ne précisait pas le comportement de quoi.
La personne qui me l’avait transmis pensait à un écran. Après une conversation avec le Product Owner, j’ai commencé à chercher du côté d’un traitement automatique. Les deux interprétations tenaient debout, ce qui est une qualité appréciable pour une hypothèse et beaucoup moins pour un ticket.
Une troisième collègue a prononcé le nom de la fonctionnalité. Le code n’est pas devenu plus simple. Il est seulement apparu au bon endroit.
Je remarque depuis que les noms font une partie du travail avant nous. « Statut », « contrôle » ou « validation » semblent précis tant que tout le monde regarde le même écran. Dès que le contexte se disperse, ces mots deviennent de petites portes qui peuvent ouvrir sur plusieurs bâtiments.
Un bon nom n’explique pas tout. Il donne une direction suffisamment juste pour que la première heure ne soit pas consacrée à résoudre avec sérieux le mauvais problème.
C’est une ambition modeste pour quelques mots. Dans certains tickets, elle aurait déjà beaucoup aidé.

